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Une calade en Provence

La calade, symbole des villages provençaux du Verdon

 

Depuis bien longtemps, la pierre est très présente et exploitée dans tout le bassin Méditerranéen, et plus particulièrement de l’Italie à la France. Des murs qui séparent les champs aux maisons et aux villages, on l’utilise dans les plus nobles constructions comme dans les plus essentielles. Mais elle est aussi le matériau de prédilection pour le revêtement des chemins, des places, et des rues. En Provence, ce qu’on appelle « calade » est à la fois une technique ancestrale et le nom de cette rue pentue, pavée de pierre brute, qui symbolise à elle seule tout le charme du pays provençal.

De la pierre à la calade

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une calade ? Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que voilà bien un terme qu’il faut connaître avant de partir à la découverte du Verdon ! Une calade est une rue en pente, pavée de galets ou de pierres. En vieux français, le mot « cal » veut dire « pierre ». Cette racine nous a donné quelques mots plus fréquents comme « caillou », « calcaire », « calanque ».

La calade est donc un sol recouvert de pierres. À l’origine, les caladeurs construisaient ces rues « en calade » principalement dans les villages en pente afin de permettre l’écoulement des eaux de pluie.

Les calades sont généralement confectionnées avec des pierres et pavés locaux, tirés dans les champs proches ou sur les rives des cours d’eau voisins.

Quoi de mieux pour les découvrir que la visite du Verdon ? En effet, dans ce territoire naturel aux reliefs marqués, vous aurez maintes fois l’occasion de voir et de marcher sur ces calades, qui sont à l’origine du charme des villages perchés du Verdon.

 

Une calade à Montalto

 

Un savoir traditionnel : comment construit-on les calades

Tout d’abord, le caladeur, nom donné à l’artisan, doit préparer le sol. Il étale la terre, la tasse, et la dame. Il creuse ensuite un trou à l’aide d’une petite pioche et il enfonce une pierre, verticalement. Puis il dispose d’autres pierres, serrées les unes aux autres. Le côté le plus plat de la pierre doit se placer sur le dessus pour faciliter la marche. On dit donc que la calade est un sol debout. Un dallage, par exemple, est un sol couché !

Parmi les techniques utilisées, le caladeur prend soin de laisser des joints naturels entre les pierres. La calade est un sol qui respire. C’est un sol en pierre sèche, qui a beaucoup d’avantages : quand il pleut, l’eau s’infiltre entre les joints. Elle traverse les pierres pour aller dans la terre. Aucun risque d’inondation ! Et quand le pavé se met à briller sous le soleil provençal, l’eau contenue dans le sous-sol peut s’évaporer facilement !

Pour réaliser une calade, le caladeur commence par installer les plus grosses pierres et il dessine la forme de la calade, parfois un motif. Une fois ces pierres principales en place, il remplit les différents espaces avec des pierres plus petites.

Le caladeur adapte également son travail en fonction du relief environnant et de l’utilisation de la calade. Dans les rues en pente du village par exemple, le caladeur construira un escalier avec des marches adaptées au pas d’un homme, mais sur les chemins de campagne, il prévoit des pas d’ânes ! Les marches seront alors très larges, et mieux adaptées au passage des ânes, des mulets ou des chevaux.

 

Les endroits-clés pour voir des calades

Parmi les nombreux villages magnifiques du Verdon, voici la sélection « Verdon Secret » des plus beaux endroits pour voir des calades ! N’hésitez pas à nous demander plus de conseils lorsque vous réserverez une activité sur notre site !

Au pied des immenses falaises du Verdon, le village de Moustiers-Sainte-Marie sera un très bon point de départ pour la découverte des rues pavées provençales. En effet, quel plaisir de déambuler dans le village, qui s’articule autour de calades enchevêtrées, de petites fontaines et d’ateliers d’artisans ! Et n’oublions pas que la cité est célèbre dans le monde entier pour ses faïences…

Un peu plus loin, surplombant le village de Moustiers Sainte-Marie, le sanctuaire Notre-Dame-de-Beauvoir est perché sur un ressat de la paroi rocheuse et accueillera les courageux marcheurs qui seront bien récompensés une fois en haut !. On y monte en un quart d’heure environ, cheminant sur une calade escarpée et jalonnée des quatorze stations de la Croix. La chapelle, tout en haut, offre un panorama stupéfiant sur le Lac de Sainte-Croix et les toits du village, ainsi que jusqu’au plateau de Valensole.

 

Une calade au Beaucet

 

D’autres villages à ne pas manquer

Longez ensuite le magnifique Lac de Sainte-Croix, et arrêtez-vous à Bauduen. Ce petit village, adossé à la falaise, les pieds dans l’eau du lac, est une cité médiévale aux accents farouchement provençaux. Les calades participent à son charme et incitent à la promenade dans le centre du village.

Sur l’autre rive, le village de Sainte-Croix du Verdon est l’un des plus intéressants à visiter. Son architecture est particulière. On utilise en effet les magnifiques calades en escaliers pour accéder aux différents étages du village. De belles maisons sur voûtes et de charmantes petites places se trouvent sur les différents étages de la ville, ajoutant au charme du village.

Plus au sud, Cotignac est un village dans lequel il faut absolument s’arrêter. Ses ruelles vous mènent littéralement au pied du Rocher, cette célèbre falaise où des calades vous permettent d’accéder à des habitations troglodytes et à des grottes décorées de splendides stalactites. Un village dans un cadre prodigieux, en pleine Provence verte.

Parmi les autres villages, citons Trigance, nid d’aigle accroché à la roche à quelque 800 m d’altitude au-dessus de la vallée du Jabron. Ses petites rues en calades abritent des trésors. Si vous allez voir le point Sublime, arrêtez-vous à Rougon, c’est tout près !